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dimanche 25 mars 2018

Part Time Friends : « Certains groupes auraient mieux fait d’ouvrir une agence de pub »


30 mars 2018… Cette date est inscrite dans l’agenda de nombreux fans du duo français Part Time Friends puisqu’elle signe leur grand retour avec un album confectionné entre Los Angeles et le Royaume-Uni. Ce nouvel opus intitulé « Born To Try » est une réponse à la dictature du cool et aussi à des critiques reçues sur leur physique… Pauline et Florent ont ainsi perdu une certaine naïveté mais ils n’ont pas perdu la main pour fabriquer des titres pop qui donnent envie de danser, dévoilés en avant-première le 20 mars au Café de la Danse (Paris). On entend désormais plus distinctement la voix de Florent, les synthés organiques et les guitares électriques contribuent à apporter un son plus musclé. Loin du star système, la pureté de Part Time Friends apaise tous les maux.
Selfie - Part Time Friends

Qu'avez-vous fait depuis notre dernière rencontre en mars 2015, pour parler de votre deuxième EP « Art Counter » ?

Ola ! Ça fait 3 ans tout pile quand on y pense ! Pas mal de choses…

Après la sortie de notre 1er album en 2016, tout ne s'est pas déroulé exactement comme on l'aurait voulu. Il y a eu plein de petites choses cool, des supers concerts et rencontres mais on a eu beaucoup de mal à faire décoller l’album. Le vrai déclencheur ça a été d’apparaître dans une publicité de Citroën, ça nous a donné une exposition que les médias ne nous avaient pas permis d’avoir jusque-là.

Après, on a été très occupés et on a vécu des moments magiques, ceux pour lesquels on a voulu faire de la musique il y a 10 ans : des scènes incroyables, comme celle des Francofolies 2017. On a eu la chance de voyager à Los Angeles et Tokyo par exemple et surtout... On a gagné le droit de faire ce deuxième album dans des conditions magiques. Big up pour « Un plan simple », notre label. Et donc nous voilà !


Que raconte ce nouvel album « Born To Try » (30.03.18) ?

On avait envie d'un titre qui résume tout. On a longtemps pensé appeler l'album « Streets And Stories » mais on trouvait ça trop générique, pas assez marquant. Pendant l'enregistrement, on bloquait sur une chanson. On n’était pas satisfait et cette phrase est sortie puis le reste du morceau a suivi. Au final, le titre de cet album veut dire exactement la même chose que le titre de notre premier disque mais 3 ans plus tard, avec toujours autant d'envie et d'espoir mais bien moins d'illusions.

« Born To Try » parle de ces 3 dernières années : de nos moments forts, bons et mauvais. On y raconte aussi des histoires sur des lieux qui nous ont marqués.  « Born To Try » quand on y pense, c'est quasiment un oxymore.



Vous dites avoir perdu en naïveté après avoir subi de plein fouet la dictature du cool et les remarques sur votre physique. Cet album est-il une réponse à vos détracteurs ?

Oui, on a perdu en naïveté car la musique est devenue un job à bien des égards et puis on a aussi vu le vrai visage de beaucoup de choses, de certaines personnes…

Attention on n’est pas des « bisounours » mais on a quand même l'impression que de nombreux groupes auraient mieux fait d'ouvrir une agence de pub. Aujourd'hui on parle de « projets » et plus de « groupe ». On a rien contre communiquer, c'est même marrant mais ça doit venir après, pas avant les chansons et s’il y a un fond de vérité dans ton image, c'est bien aussi.
Mais non, jamais la musique ne sera une réponse à ça, ni à n'importe quoi d'autre. C'est trop important pour nous pour qu'on le réduise. Écrire, composer, jouer c'est ce qui nous prend le plus aux tripes, ça sera toujours dans l'action pas dans la réaction.

Crédit photo : Simoné Euzebio

De qui vous êtes-vous entourés pour réaliser « Born to Try » ?

On est reparti au même endroit (Monmouth - Pays de Galles) que pour le 1er disque avec exactement les mêmes personnes. Tom Manning aux mannettes, qui entre temps a repris le studio Monnow Valley, Ben Christophers nous a aidés à arranger l'album aussi. Ils étaient déjà là pour le premier disque et on avait confiance en eux. On avait des chansons ainsi qu'une ligne directrice claire et forte cette fois-ci. Et puis Tom n'hésite pas à nous pousser vers le haut, ce qui crée des jolis moments de tensions durant lesquelles on a envie de se coller des gifles, mais aussi et surtout des putains de bonnes chansons !

On a aussi fait un titre avec Dan Black qui est devenu notre grand frère et psychiatre parfois quand ça ne va pas entre nous ! Enfin nous avons fait une chanson avec Guillaume L'Hostis qui est notre ingénieur son, notre guitariste et qui a mis en place tout notre live. C'est vraiment quelqu'un de super et talentueux. Du coup, on voulait vraiment faire un titre avec lui.

Ce disque on l’a fait avec des gens en qui on a confiance, qui ont quelque chose à jouer et surtout qui aiment Part Time Friends.

Sur cet album, on entend davantage la voix de Florent. Est-ce une volonté de votre part ?

Oui c'est voulu. Sur le premier album, c'était un peu sous mixé. C'était un axe d'amélioration... Et puis je chante un peu moins mal ah ah…

Le titre « Streets & Stories » a été enregistré à Los Angeles. Qu'est-ce qui vous a amené là-bas ? Pourquoi n'y avoir enregistré qu'un seul titre ?

Ça c'est une belle histoire. Un éditeur américain a entendu un peu par hasard « Here We Are » et ça lui a donné envie d'écouter l'album, qui lui a donné envie que l'on vienne à Los Angeles pour des sessions de songwriting avec ses artistes à lui. Durant l'une d'entre elles, nous avons fait ce qui est devenu « Streets & Stories ». Ce gimmick de sifflets, on l'avait depuis très longtemps et là on en a finalement fait une chanson. A la base, ces chansons se destinaient à d'autres artistes mais celle-là on voulait vraiment la garder !



D’où vous est venue l’inspiration pour créer « Street & Stories » ?
 
Rune Westberg avec qui nous avons fait « Streets & Stories » est un Danois, installé aux Etats-Unis depuis plus de 10 ans. Et le côté "européen" de nos villes lui manque, on est donc parti sur cette idée pour créer cette chanson. Contrairement à L.A qui est une ville relativement récente, carré et assez impersonnelle, on voulait parler de ces villes où tu peux te déplacer et vivre à pied, ces villes qui deviennent ta ville, presque comme une personne à part entière. On adore L.A aussi mais c'est vraiment différent des villes européennes.

Vous avez de nouveau collaboré avec Dan Black qui a coécrit le titre « Hear That Sound ». Aviez-vous gardé le contact avec lui depuis « Summertime Burns», enregistré ensemble ?

Dan, c'est vraiment un chic type. Il nous a toujours aidés tout au long de ces trois dernières années. On a fait des chœurs sur son album, coécrit des chansons. C'est lui qui nous a présenté Guillaume L'Hostis. Il a toujours été bienveillant et de bon conseil dans les moments difficiles. On a senti depuis le début qu'il aimait vraiment nos chansons.

« Hear That Sound » est née en studio quand nous étions au Pays de Galles et quand nous sommes rentrés, on avait vraiment envie de la finir avec lui. On en est très content et comme d'habitude, on s'est bien marré !


Avez qui rêveriez-vous de collaborer ?

Plein de gens : Rihanna, Christopher Owens, Bill-Ryder Jones, Frankie Cosmos, Belle And Sebastian, Franck Black (Pixies), les XX,  Daughter... Et pleins d'autres ! Faire des chansons avec ces gens ça serait génial.


Vous écoutez quoi en ce moment ?

Les albums qui nous ont marqués en 2017 sont ceux des XX et de DMA’s, un groupe australien improbable et très 90´s dans le son et la compo. On écoute un peu de tout sur la route sinon, d’Alex Cameron à Harry Styles, en passant par Véronique Sanson et Liam Gallagher dont on a adoré le grand retour !


Vous êtes plutôt Facebook, Instagram, Twitter, Facebook ou Snapchat ?
Je pense que notre préféré c'est vraiment Instagram, on aime bien faire des stories assez drôles. Mais on utilise les 3, c'est devenu une obligation aujourd'hui.

Part Time Friends en ligne

dimanche 28 janvier 2018

DEER lève le voile sur From The Shore, le 12 février aux Trois Baudets


DEER sera de retour sur le devant de la scène le 12 février 2018, aux Trois Baudets (Paris), pour fêter la sortie de son EP, From The Shore (Attuned Records). Comédien, compositeur, guitariste, chanteur… Laurent Marion, le leader de ce projet folk-alternatif, a de nombreux talents. Ce Français à la voix suave, admiratif de l’œuvre du chanteur britannique Nick Drake, a laissé son côté sombre, dévoilé dans son premier EP, pour mettre en avant dans ce nouvel opus des jours meilleurs. 
Autoportrait par DEER
 

Comment avez-vous fait vos premiers pas dans la musique ?

Je n’ai qu’un seul souvenir de mes premières notes de musique, celles partagées avec mon grand-père qui m’a appris « Au clair de la lune » sur son vieil orgue technics des années 1970. Plus tard, sur le piano de ma grand-mère, je relevais à l’oreille des vieux standards de Charles Trenet qu’elle me chantait. A 7 ans, je me suis mis au saxophone puis au piano, à 13 ans. Et maintenant, je joue d’une dizaine d’instruments sans pour autant prétendre les maitriser totalement, mais je compose avec.

Comment vous êtes-vous rencontrés avec les trois autres membres du groupe ?
Nous nous sommes rencontrés après de nombreuses auditions et grâce aux conseils d’anciens membres du groupe. Yoann, qui est le plus ancien sur ce projet, je l’ai rencontré durant une tournée dans le sud de la France. Il a relevé le défi d’apprendre le répertoire très rapidement. Axel mon batteur est arrivé dans le groupe peu de temps après sur la recommandation de Yoann, et Nagui mon guitariste a été sélectionné sur une audition.
Le nom DEER est-il un clin d'œil à une passion pour le monde animal ?
Oui complètement, j’ai trouvé le nom en me remémorant le film « Princesse Mononoké » de Hayao Miyazaki où à la fin un dieu cerf, à tête de singe, réconcilie les hommes avec le règne animal. C’est un moyen pour moi de mettre le projet au dessus de tout et surtout de moi-même. DEER c’est mon animal totem dans la tradition amérindienne. Et c’est un symbole de bon présage dans beaucoup de cultures du monde. C’est un autre moi transfiguré en messager de renouveau.
Est-il vrai que votre musique folk est inspirée du Britannique Nick Drake ?
Oui, en grande partie. L’œuvre de Nick Drake est pour moi une fresque poétique sans fin, j’y ai trouvé une sorte d’inspiration qui m’a donné envie de partir sur des compositions très personnelles et une nouvelle façon de penser mes mélodies ainsi que d’aboutir à un minimalisme dans l’écriture (guitare/voix). Il reste cependant des morceaux orchestral de Nick Drake qui m’ont donné envie d’écrire pour orchestre ou quatuor.

Que raconte votre nouvel EP From The Shore qui sortira le 12 février 2018 ?
Mon nouvelle EP parle des événements qui ont marqué ces deux dernières années, des événements tragiques pour la plupart mais que j’aime transformer en récit épique où je peux encore faire triompher une lueur d’espoir.
Mon premier EP explorait des côtés sombres de moi, celui-ci laisse entrevoir des jours meilleurs malgré le pessimisme ambiant. Je parle de la maladie d’Alzheimer de ma grand-mère dans une ode aux souvenirs et à la musique qu’elle m’a fait partager. Je rends hommage aux victimes du Bataclan dans une instrumentale amérindienne-orientale, et je n’hésite pas à parler des irrévérences des hommes envers les animaux en empruntant le poème d’Emily Dickinson « wounded Deer » Je finis mon EP en parlant de la solitude d’un gardien de phare dont l’amour renaît subitement et l’amène à voyager à nouveau.
Mon inspiration vient essentiellement des voyages que je fais mais aussi des personnes que j’ai rencontrées jusque-là. Le cinéma aussi m’a énormément nourri d’images que j’aime transformer en musique. Mon EP sortira en version physique le 12 février à l’occasion d’un concert aux Trois Baudets et en digital dans le courant du mois. J’ai collaboré avec mes musiciens qui me suivent en concert depuis 2 ans maintenant, Yoann Godefroy à (contrebasse), Nagui Mehany (guitares) et Axel Hache (batterie et percussions). Pour ce qui est de la réalisation de cet EP, Benjamin Laffont est venu travailler dans mon studio le DEER Studio Paris que je viens de créer en plein centre de la capitale. Une bonne pléiade d’invités mon rejoignent pour étoffer certaines chansons comme Octavio Angarita (violoncelle) ou encore Anandha Seethanen (chant).

Avec qui rêveriez-vous de collaborer ?
Je rêverai de collaborer avec Eddie Vedder, Ben Harper, Pura Fé, Hugh Coltman, John Smith, Alela Diane, Peter von Poehl, Olafur Arnalds il y en a tellement…
D'où vous vient votre goût pour la nature et l'environnement ? Comment en êtes-vous arrivé à mener une campagne pour la défense de la Camargue pour WWF ?
Oui étant moi-même de la campagne et ayant grandi une partie de ma vie avec un beau-père berger j’ai évolué au milieu des taureaux et des chevaux.
Le parc régional de Camargue est un de mes lieux préféré pour rechercher l’inspiration et je soutiens notamment WWF car leur action me semble juste et constructive pour les années à venir et ce, depuis longtemps.
Concernant la campagne pour la protection du parc Régional de Camargue, il s’agit d’un des enjeux forts de WWF. Je ne suis qu’un soutien pour WWF et n’hésite pas à parler avec mon public des points qui sont représentés chaque année dans le rapport WWF. C’est une mission pour moi d'aiguiller mon public vers cette ONG qui a de très beaux objectifs. Et en achetant mon nouvel EP (sortie 12.02.18), 1 euro sera automatiquement reversé à l’organisation.
Avec un tel engagement écologique, comment survit-on lorsqu'on passe d'habitant de la Camargue à Parisien ?

Il y a la mémoire de mon enfance que je fais vivre au travers de mes chansons... En ça la musique me permet de voyager tout en restant dans mon studio, il y a le sport que je pratique en plein bois de Vincennes au sein du PUC baseball et il y a simplement des retours au pays une fois par mois si possible qui me permettent de me reconnecter avec mon environnement favori. Mais il y a une attitude et des discussions sur les enjeux écologiques avec mon public. Je partage avec eux mes envies et mes peurs et voir comment on peut changer ça...
 
Vous êtes plutôt Facebook, Twitter, Snapchat ou Instagram ?
Facebook, pour la relation immédiate avec mon réseau et Instagram pour le côté visuel. Je pratique moi-même la photographie en semi professionnel. Ce qui me permet de partager nos roadtrips et tournées ou partager simplement mes nouvelles compos avec les gens qui me suivent

Vous écoutez quoi en ce moment ?
En ce moment j’écoute beaucoup de choses très diverses mais mon coup de cœur revient à cet album de John Smith « The fox and the monk » où la guitare et sa voix se suffisent à elles-mêmes. C’est magique cette facilité déconcertante qu’il a à transmettre tant d’émotions. Dans un registre plus classique, le dernier album de Max Richter (compositeur de la BO de la série  "The Leftovers") reprend les quatre saisons de Vivaldi de façon intelligente et subtile. Et encore Olafur Arnalds, l’ensemble des œuvres qu’il a signé en quelques années est un répertoire majestueux que je n’ai de cesse d’explorer.

DEER en ligne

mardi 19 décembre 2017

« Three Times Lightning », un petit bijou folk confectionné par Human


Avec son album « Three Times Lightning », La Rudd alias Human a confectionné un petit bijou folk dont on ne se lasse pas. Ses mélodies vous emportent très loin, au cœur de balades secrètes dont l’auteur vous laisse deviner la destination. La douceur de ses chansons, le rythme festif ou apaisant de ses mélodies, sa voix atypique ne sont que quelques unes des bonnes raisons pour découvrir 9 chansons toutes écrites et composées par La Rudd, excepté le violon préfère-t-il préciser… Grand bien lui a pris de mettre de côté son groupe Grand National, aux sons électroniques et à l’ambiance new wave pour explorer les notes oniriques de la folk qui sommeillaient en lui.

Pochette de l'album peint par la femme de La Rudd

Comment as-tu fait tes premiers pas dans la musique ?
Mon père jouait de la batterie, je m’y suis donc mis vers l’âge de 7 ans. Et dans mes premiers groupes, j’étais à la fois batteur et chanteur.

Comment as-tu rencontré Rupert Lyddon et créé le groupe Grand National qui t'a permis de voyager dans le monde entier ?
Quand j’ai déménagé à Londres, je me suis retrouvé dans un groupe qui faisait des reprises et Rupert était le guitariste. On a commencé à écrire ensemble et puis au bout d’un certains temps Grand National est né.

Pourquoi as-tu décidé de quitter Grand National ?
Avant d’être dans Grand National, j’étais déjà en train de créer le projet Human. Je comptais un jour ou l’autre y revenir. Grand National a fait son temps et maintenant je suis retourné à mon projet initial.

Qui est derrière le projet Human ?
C’est moi, La Rudd. J’écris mes chansons et j’enregistre la plupart des instruments qui sont sur l’album, excepté le violon. Et l’album a été co-produit par mon ami Matt Kemp.

Que raconte l’album Three Times Lightning, sorti le 26.10.17 ?
Je mets un point d’honneur à ne jamais expliquer le sens de mes chansons. Elles peuvent signifier des choses tellement différentes en fonction de chaque personne. Je ne voudrai pas gâcher l’interprétation de chacun.

Pourquoi t’es-tu rendu au Maroc pour enregistrer l’album ?         
Selfie par La Rudd
Je n’aime pas l’environnement traditionnel du studio. Je trouve que c’est un peu renfermé et tout est trop parfait. J’aime installer mon studio dans des endroits intéressants, moins traditionnels. Un de mes amis avait un appartement au Maroc, disponible pendant 10 jours, j’ai donc sauté sur l’occasion !

Tu es plus accro à Facebook, Instagram, Snapchat ou Twitter ?
Facebook et Twitter.

Avec qui rêverais-tu de collaborer ?
Ca aurait été un rêve de travailler avec Neil Young, Joni Mitchell, Nick Drak, John Lennon.
              
Tu écoutes quoi en ce moment ?
J’écoute ces groupes en ce moment :
- High Highs
- Gregory Alan Isakov
- Fionn Regan - Villagers
- Fleet Foxes
- The Paper Kites
- This Is The Kit
- Rozi Plain
- Johnny Flynn
- Arcade Fire
- Beach Fossils
- Chad VanGaalen


Human en ligne
Pour écouter l'album c'est ici

jeudi 31 août 2017

Le parc de la Villette a le SMMMILE du 15 au 17 septembre 2017


Du 15 au 17 septembre 2017, SMMMILE, le vegan pop festival ouvre pour la deuxième fois ses portes, au parc de la Villette, à Paris. Ses 3 fondateurs, tous végans, ont eu envie de montrer au grand public qu’on peut se faire plaisir en mangeant 100% végétal et en écoutant de la bonne musique. Au cœur de cette programmation indie, pop, rock, électro, les visiteurs écouteront notamment, le musicien franco-libanais Bachar Mar Khalifé, les déjantés islandais FM Belfast, le rappeur américain Mykki Blanco, et Acid Arab qui a carte blanche. Une programmation qui donne envie de devenir végan au moins le temps d’un week-end. Rencontre avec Nicolas Dhers, co-fondateur du festival. 
Les 3 fondateurs du festival SMMMILE
 Pourquoi avoir décidé de créer ce festival ? Quel est le lien entre la cause végane et la musique ?
Jean-Benoît, Sylvain et moi,  nous sommes tous les 3 musiciens et végans, cette idée est donc venue assez naturellement ! Nous avions envie de créer le festival de nos rêves en tant que végan, un festival où l'on a l'embarras du choix et où tout le monde peut se faire plaisir en mangeant 100% végétal. Mais nous avions aussi envie de profiter de ces instants de vivre ensemble, ces parenthèses hors du temps que sont les festivals pour que les gens puissent découvrir le mode de vie végan, en douceur, en musique et être un peu plus sensibilisé à cette cause. 
 D'où vient le nom du festival « SMMMILE » ?
C'est une référence claire à un album des Beach Boys que l'on adore, nous sommes tous fans de pop et d'harmonies vocales, Sylvain est même un chef de cœur émérite ! Les 3 MMM c'est pour le coté gourmand ! Un grand MMMiam ! 
Qui sont les têtes d'affiche du festival ?
Cette année les têtes d'affiches du festival vont vous faire voyager, ce sont :  
- Bachar Mar Khalifé un musicien franco-libanais hors norme et virtuoses, qui vient présenter sa nouvelle création pour la première fois à Paris.
- FM Belfast, des Islandais complètement fous qui jouent une pop colorée et très SMMMILE.
- Mykki Blanco, rappeur américain, c'est une vraie bête de scène et en plus il porte un hip hop militant ! 
- Acid Arab à qui nous avons donné carte blanche pour le samedi soir ! 
Mais au-delà des têtes d'affiches il y a une très, très belle programmation de groupes à découvrir.


Le festival réunit une friperie, des créateurs, des tatoueurs de xhiheihi et un disquaire, quel est le lien entre tous ces exposants ?
Le lien le plus évident c'est que tout ce qui est proposé est végan. L'idée est toujours la même, montrer qu'il y en a pour tous les goûts, tous le styles et qu'être végan, c'est cool ! Et que cela peut être accessible, la friperie est là pour en témoigner.
 Qui sont les chefs végans invités ?
Alors il y en plusieurs, c'est David du Potager de Charlotte qui va prendre les cuisine du restaurant du festival. Nous avons aussi des démonstrations avec Olivier Picard et Sébastien Kardinal. Enfin nous avons en point d'orgue un dîner gastronomique, c'est Tamir Nahmias, jeune chef d'origine israélienne qui va relever le défis de faire un dîner gastronomique végan. Cela promet d'être un véritable voyage et une expérience gustative hors norme.
Les enfants auront aussi des ateliers de cuisine qui leurs sont réservés, est-ce que dans la programmation indie, pop, rock, électro certains artistes leur sont plus destinés ?
Nous travaillons à des siestes musicales pour les enfants, cela va être annoncé sous peu alors restez à l'écoute ! 
Vous êtes plus accro à Facebook, Twitter, Instagram ou Snapchat ?
Facebook et Instagram !
Qui rêveriez vous d’accueillir sur la scène de ce festival ?
Si nous avions un budget illimité, la crème de la crème des végans : Sir Mc Cartney en duo avec Damon Alban !  

lundi 31 juillet 2017

Diva Faune prépare son retour aux côtés de Jesse Harris


Dès les premiers accords de guitare, vous reconnaîtrez forcément The Age Of A Man, le tube de Diva Faune, sorti en 2016. A peine le temps de profiter de ce succès que le duo français aux accents électro, pop, folk s’est remis au travail pour sortir cette année Shine On My Way, une chanson dotée d’une énergie  communicative. Pour son retour sur le devant de la scène, le groupe s’est notamment entouré de l’Américain, Jesse Harris qui a composé une grande partie de l’album de Norah Jones, Come Away With Me. Rencontre avec Yogan Le Fouler-Barthel (chanteur, auteur-compositeur) et Jérémy Bénichou (guitariste, arrangeur), les minutieux artisans d’une musique qui aurait parfaitement sa place en haut des charts britanniques.

Selfie par Diva Faune
Comment avez-vous fait vos premiers pas dans la musique ? 
Yogan et Jérémy : Hello Camille !!
Yogan : J'ai commencé la musique par le clavier vers l’âge de 8 ans, puis la guitare à la fin de l'adolescence, en jouant du rock sur la guitare classique de mon père qui n'était pas vraiment faite pour ça (rires). C'est en commençant à composer mes chansons que je me suis vraiment mis à beaucoup chanter.
Jérémy : De mon côté, j’avais 3 ans lors de mes premiers pas dans la musique au violon, qui a rapidement été remplacé par le piano, puis la guitare. L'attirance vers les machines et autres "nouveaux" instruments est arrivée beaucoup plus tard, vers l’âge de 20 ans.

Comment en êtes-vous venus à en faire votre métier ?
Yogan : Pour moi, cette volonté d’en faire mon métier est venue de la nécessité de consacrer du temps pour poser sur papier et en musique les choses qui me viennent en tête ; ça a directement découlé de l'inspiration et de l'envie de faire, disons, naître ces choses.
Jérémy : C'était une grosse prise de conscience, au milieu de l'adolescence. Je me suis rendu compte qu'à part la musique, il n'y avait pas grand chose dans lequel je m'imaginais travailler pendant des années sans en être trop rapidement lassé. Le métier de musicien est donc devenu une évidence

Comment vous êtes-vous rencontrés ?
Jérémy : Autour d'amis, un instant musique un peu aléatoire au milieu d'une soirée qui s'est transformé en quelque chose de récurrent. Petit à petit on a commencé à avoir un répertoire et à chercher à l'améliorer, et on a décidé de voir jusqu’où on pourrait l'emmener.

Que signifie ce nom Diva Faune ? 
Yogan : "Faune" c'est comme une manière de parler des gens, de nous. Avec "Diva", je voulais mettre en scène la diversité, jouer avec les contrastes, les reliefs des personnalités.




Après le succès du tube "The Age of Man", a-t-on plus de pression quand on se remet à composer ?
Yogan : J'ai toujours énormément fait confiance à l'inspiration qui prend par surprise, dans le lâcher prise, les rêveries, le sommeil. "The Age of Man" est un titre qui a une histoire particulière pour nous et il nous tenait à cœur de le dévoiler, mais on espère aussi que ses frères et sœurs connaitront de belles aventures. 
Quand sortira votre prochain EP ? Que raconte-t-il ?
Yogan : L'EP parle de nos différentes facettes, de tout ce que l'on peut traverser en terme d'émotions et de découvertes. Ca parle aussi d'espoir et de partage. C'est un EP "feel good"!
Jérémy : On a pu le faire en collaboration avec Mark Plati, un grand monsieur de la musique qui a pu apporter un regard frais sur ce qui a déjà été fait.
Yogan : Deux titres ont par ailleurs été coécrits, côté Nord-Américain également, un avec Ron Sexsmith et un avec Jesse Harris !
Concernant la date de sortie, c'est encore secret pour le moment, de même que la forme sous laquelle ça se fera.



Que raconte la chanson "Shine On my Way" ? 
Ca parle de la force des liens qu'il peut y avoir entre deux personnes, de la recherche d'une place dans le monde pour soi et son âme sœur, et du pouvoir rédempteur de l'amour. Musicalement c'est une invitation au voyage et au partage.
Quelle collaboration vous ferait rêver ?
Jérémy : La réponse change assez régulièrement en fonction des goûts du moment, ces derniers temps je trouverais ça génial d'écrire un morceau avec le groupe Dead Times !
Yogan : Ou Typhoon. C'est le genre de tribu qu'on aimerait bien constituer le temps d'un featuring ou live spécial. J'ai aussi un énorme respect pour Sting, ce serait énorme de faire quelque chose ensemble, un jour peut-être, on est bien là pour rêver non ?! (rires).
Vous êtes plutôt des Facebook, Twitter, Instagram ou Snapchat "addict" ? 
Yogan : Pour ma part, addict non, mais on utilise tout ces réseaux sociaux, soit en tant que Diva Faune soit à titre personnel.
Jérémy : Clairement addict à Facebook et Instagram, mais je me soigne.
Quelle chanson écoutez-vous en boucle en ce moment ?
Jérémy : 10 fois par jour, "Every Moment" de Dead Times ! Ces mecs ont un talent fou.
Yogan : J'en mets deux. "Shiver" et "Good Reasons" de Caracol.
Yogan : Merci beaucoup Camille !
Jérémy : Un grand coucou aux lecteurs de "Camille Green is walking with" !
Yogan : Oui, à bientôt! de bonnes ondes à tous !

Diva Faune en ligne

Concerts
6 août – Folies en baie – Hillion (22)
10 novembre – Salle Pierre Jouvet – Vitré (35)

vendredi 30 juin 2017

Jonathan Haidle, un maître dans l’art de l’improvisation


Le hasard des publications Instagram pourrait vous faire découvrir les improvisations de Jonathan Haidle. Le compositeur de musiques de films, de publicités prend un malin plaisir à emporter ses auditeurs en live sur Instagram dans la création de ses compositions qu’il réalise de chez lui, à Portland. Ces véritables séances de travail filmées avec son téléphone sont une bonne occasion de rentrer dans le quotidien d’un talentueux musicien qui a même fondé une école de musique où tout est fait pour éveiller la créativité des élèves. Rencontre avec Jonathan Haidle qui vient de sortir Preludes, un album comprenant 3 improvisations et un poème (téléchargeable ici).
Selfie par Jonathan Haidle

Comment as-tu fait tes premiers pas dans la musique ?
Quand j’avais 12 ans mes parents avaient des amis dont le fils jouait du piano. Il avait quatre ans de plus que moi donc je l’admirais beaucoup. Après l’avoir vu jouer face à des personnes émerveillées, j’ai voulu l’imiter et j’ai fini par prendre des cours avec le même professeur que ce garçon.
Comment es-tu devenu musicien professionnel ?
Je considère un professionnel comme quelqu’un qui donne toujours le meilleur de lui même et qui connaît la différence entre la pratique, les process et attendre que l’inspiration vienne… En partant de ce constat, j’ai donc commencé par travailler. De 2005 à 2011, j’ai vécu une période difficile où je ne faisais pas trop de musique. Et puis je me suis repris et depuis, je suis de retour !

As-tu une méthode précise lorsque tu composes ?
J’improvise BEAUCOUP et quotidiennement. J’essaye de générer de nouvelles idées, je me lance dans différentes variations, etc. Généralement, je fais des enregistrements sur mon iPhone pour ne pas polluer mon esprit à essayer de me souvenirs des mélodies. Puis je les mets de côté et j’y reviens pour faire un peu de tri et voir si ça me parle toujours. Mais je ne réécoute pas toutes les musiques enregistrées. Ces six dernières années, j’ai probablement enregistré plus de 3 000 idées. L’objectif est plus d’affûter mon style.


Quel est le film sur lequel tu as travaillé qui t’a le plus marqué ?
En 2012, j’ai travaillé sur une musique de film pour un documentaire « K2 ». La complexité émotionnelle, les vues fabuleuses et la tension s’harmonisaient tellement bien avec ma musique… Faire la musique de tout un film, c’est comme donner l’opportunité à un acteur de montrer toute sa palette de jeu dans un même film. J’ai pu me plonger dans ce projet et en extraire de nouveaux sons.
Pourrais-tu envisager de sortir ton propre album avec des chansons qui ne te seraient pas commandées par des clients ?
Oui ! J’ai beaucoup d’idées  et des ébauches de projets. Je vais bientôt travailler sur ce projet.
Pourquoi as-tu décidé d’ouvrir une école de musique à Portland (Forte Music School – aux Etats-Unis) ? Est-ce une école de musique traditionnelle ?
J’ai une licence de piano et un master d’éducation car je voulais enseigner l’art. Et une opportunité m’a permis de combiner mon expérience en musique avec de nouvelles façons d’enseigner. Donc l’école que j’ai ouverte à Portland repose sur une éducation musicale assez traditionnelle mais avec une pédagogie moderne comme l’auto-évaluation. Notre façon de travailler est moderne, tous les élèves enregistrent par exemple leurs morceaux sur Garageband. Après l’enregistrement initial, ils peuvent alors ajouter de la batterie, faire leurs propres arrangements et laisser libre cours à leur créativité. On évite ainsi de leur faire jouer une musique déjà écrite !
Quels sont tes projets en ce moment ?
Je travaille sur des collaborations et sur un nouveau film. Une des collaborations est avec un poète, je vais mettre ses poèmes en musique. Par ailleurs, je travaille toujours sur de nouvelles mélodies.

©JonathanHaidle


Quel est ton réseau social préféré Facebook, Instagram, Snapchat ou Twitter ?
Je suis vieux, j’ai donc un peu de mal à m’habituer à Snapchat ! Et il y a tellement de choses sur Twitter que je n’arrive pas à m’y faire. En ce moment, je suis sur Instagram et YouTube. J’ai commencé sur Instagram en publiant de courtes compositions, même non abouties. Et puis des gens ont commencé à me demander la version complète des musiques alors que je n’avais pas de version complète ! J’ai donc fini par poster des musiques complètes sur YouTube.  
Tu as composé une chanson intitulée « Instagram », un titre plutôt inattendu pour une chanson. Pourquoi as-tu écrit cette chanson ?
Il s’agit d’une bande originale que j’ai écrite pour un documentaire sur des photographes. Et cette musique a été créée pour une partie du documentaire où ils font  plein de selfies, photos destinés à des publications Instagram. Le titre est donc purement fonctionnel et descriptif !
On dirait que tu apprécies particulièrement poster des vidéos sur Instagram. Pour toi c’est le réseau social le plus adapté pour partager facilement sa musique ?
Comme je le disais précédemment, Instagram est une très bonne plateforme pour partager mon process de création. De temps en temps j’y fais même des performances live alors que je suis en train de chercher des idées. Ou je poste des bribes de chansons sur lesquelles je travaille. Le seul côté négatif d’Instagram c’est que les publications ont une courte durée de vie. L’objectif étant plus de partager ce qui se passe maintenant.

Avec qui rêverais-tu de jouer ?
Bonne question… Je pense que cela serait fabuleux de collaborer avec Bjork. Et aussi Flying Lotus, s’il utilise mon piano comme Thundercat utilise sa basse. Ca serait génial


Tu écoutes quoi en ce moment ?
J’écoute une grande variété de musiques différentes mais j’écoute beaucoup Colin Stetson. Il fait de la musique expérimentale, il utilise son saxophone de manière non conventionnelle. C’est très intense et pas facile à écouter mais je sens qu’il m’emmène vers de nouvelles directions.
Jonathan Haidle en ligne